« Je Cherche l’Italie » de Yannick Haenel- A Toi, Belle Florence

Voilà un an que j’ai repéré « Je Cherche l’Italie » de Yannick Haenel. J’attendais sa sortie en poche impatiemment mais elle n’a pas eu lieu. Pourquoi? Pour cette phrase, lue au hasard dans une critique: L’auteur va s’installer à Florence, Capitale de l’art, pour « faire le point ». Comment pouvais-je ne pas le lire, moi qui suis partie à Firenze pour les mêmes raisons il y a tout juste dix ans!

L’Histoire

L’auteur, Yannick Haenel nous livre le récit de son expérience. Il a vécu quatre ans à Florence de 2011 à 2014 (crise, Berlusconi, Bunga Bunga, tout ça…). Il nous parle des oeuvres d’art de Florence, de la crise que traverse le monde actuellement et aussi de son oeuvre à lui en train de se former dans ce pays bercé de mythes qu’est l’Italie.

Les Ressentis

J’ai eu l’impression parfois de lire un complice de voyage. Lorsqu’il décrit la lumière de Florence, par exemple. Je n’avais jamais entendu personne en parler avant lui de cette façon, excepté moi. Le plus beau souvenir que je garde de la ville. Cette lumière dorée qui guérit toutes les peines.

J’ai reconnu les lieux tant de fois parcourus par moi. Le regard romantique posée sur la pierre, la nature flamboyante de ma chère Florence. Un grand bonheur!

Politique

La décadence de l’Italie et par elle-même, de toute l’Europe, est un thème principal. Bien sûr, on ne peut parler de décadence sans s’attarder longtemps sur Berlusconi et ses frasques. Lorsque je vivais en Italie, souvent je me suis demandée comment un peuple aussi fier, un pays aussi plein de sa culture, puisse accepter pareille souillure…

L’écriture

Ce roman est un livre en train de s’écrire. Il y a donc une réflexion sur la difficulté d’écrire et sur l’inspiration.

Le Style

C’est là où le bât blesse. J’ai trouvé Yannick Haenel très prétentieux. De multiples références culturelles montrent que le monsieur a bien étudié mais lorsqu’il affirme avec certitude, il se révèle extrêmement agaçant ce compagnon de voyage!

De plus, il ne se gêne pas pour rappeler que les auteurs d’aujourd’hui n’ont plus de style et un vocabulaire pauvre. Certes. Pour ce qui est du vocabulaire, je ne suis pas loin d’être d’accord mais, se range-t-il dans cette même catégorie? car, on a la sensation qu’à coup de références et de vocabulaire soutenu, Haenel tente de se hisser au-dessus de ses contemporains mais je ne pense pas que ces éléments suffisent à créer un « style ». Un style se repère entre mille. Je ne suis pas sûr que ce soit le cas de l’écriture de l’auteur.

Carrefour des genres

Essai, roman, mémoires, récit de voyage, ce livre est difficilement classable et c’est la particularité qui le rend unique.

Finalement

Je ne regrette pas d’avoir lu « Je Cherche l’Italie » et il peut s’avérer être un très bon compagnon de voyage pour un voyage ou une expatriation en Italie, plus particulièrement à Florence. Il conviendra très bien aussi à ceux qui sont attirés par le thème de la décadence.

Mais les multiples références culturelles-auxquelles j’ai trouvé de l’intérêt- pourront en lasser certains attendant un simple récit de voyage et trouvant à la place une tentative de chef d’oeuvre de l’auteur.

« Je Cherche l’Italie », Yannick Haenel. Editions Gallimard.

 

 

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1 commentaire sur “« Je Cherche l’Italie » de Yannick Haenel- A Toi, Belle Florence

  1. On dit de Florence que c’est la plus belle ville d’Italie, et du monde. C’est, dans tous les cas, une ville d’une richesse culturelle et historique extraordinaire. Que l’on songe à la Renaissance, aux sculpteurs, peintres et architectes, aux deux reines de France qu’elle nous a données. Pour ma part, je préfère Venise, mais il faut dire que j’y ai vécu, et que je lui trouve une magie que je n’ai connue nulle part ailleurs. Affaire de goût et de vécu… Merci pour cet article. Voilà un auteur connu que l’on a envie de lire. Saurel

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