Comme les amours- Javier Marias

J’attendais beaucoup de ce livre après avoir lu une critique élogieuse dans Télérama. D’autant que Javier Marias n’est pas un débutant. Il a eu plusieurs prix déjà pour ses précédents romans dont le prix Reino de Redonda mais surtout, et c’est ce qui a retenu mon attention, il a obtenu par l’état espagnol le prix National de narration en 2012 et l’a refusé comme signe de contestation à la politique de son pays. Et comme je suis sensibilisée à la cause, je me suis dit que Javier Marias avait forcément des choses intéressantes à nous dire.

Puis, il y a le résumé qui fait saliver:

Tous les matins, à la terrasse d’un café, Maria, la narratrice, observe un couple qu’elle a surnommé le « couple parfait ». Ce spectacle d’amour et d’harmonie la rassure quelque part, elle qui n’a pas encore trouvé l’amour et qui n’a dans sa vie qu’un travail très prenant. Puis, brutalement, le rituel est interrompu. Que leur est-il arrivé? Maria apprend que l’homme est mort poignardé par un déséquilibré. Un jour, la femme réapparait au café. Seule. Cette femme qui lui paraît si familière, Maria va s’en approcher. (résumé fait par moi!)

Ce roman est difficile à classer. Il commence comme un questionnement métaphysique sur l’amour, la mort et le temps qui passe et se change en roman à suspense. Cet aspect pourra plaire à certains. Moi, c’est la partie qui m’a déplu. J’ai trouvé que ça gâchait un peu la profondeur des réflexions. Réflexions d’ailleurs qui reviennent en boucle, énoncées différemment mais identiques, comme s’il fallait les expliquer de différentes façons pour qu’elles soient bien comprises. Ca pourrait devenir un peu lassant si ce n’était pas aussi intéressant.

Si vous le pouvez, c’est un livre à lire à plusieurs. Moi, je l’ai lu toute seule, et je me suis souvent entendue parler seule: « mais non! comment peut-on dire cela! », « c’est triste de voir les choses comme ça », « Mais fais quelque chooooose! »

Etrangement, on a du mal à s’identifier aux personnages ou à leur porter une quelconque affection. Peut-être justement parce que chaque événement relaté s’élève tout de suite en questionnement métaphysique? Aussi, c’est certain, parce que je ne me sens aucune ressemblance avec le personnage de Maria.

Je suis impatiente de voir si certains d’entre vous ont lu ce livre et ce qu’ils en ont pensé.

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2 commentaires sur “Comme les amours- Javier Marias

  1. Oui, ça ne m’étonne pas. Comme je l’ai dit, les mêmes interrogations reviennent en boucle, c’est assez surprenant. On a l’impression que le travail de l’éditeur qui consiste à retirer ce qui est redondant, n’a pas été fait.
    Merci pour ton commentaire!

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