« La Mala Hora », Gabriel Garcia Marquez

 

Lorsqu’ on lit la quatrième de couverture, on s’attend à un polar:

« Un village colombien, qui a connu la guerre civile, vit en paix depuis que le maire a rétabli l’ordre par la terreur. Mais, un soir, les premiers tracts anonymes apparaissent sur quelques portes. Celui que lit César Montero l’amène aussitôt à tuer. Et les tracts se multiplient , semant la discorde dans les familles, ravivant les haines, réveillant dans la mémoire de chacun les combines, les exactions, les crimes commis dans le passé. Le curé Angel, d’abord indifférent, demande finalement au maire de prendre des mesures d’autorité devant ce  » cas de terrorisme contre l’ordre moral « . Rien n’empêche les tracts de proliférer. Le maire décide de revenir à la répression. La paix mensongère est terminée, le village est retourné à son enfer quotidien ».

Le titre

Le titre aussi correspond bien à un policier. En effet,la traduction de « la mala hora » ne renvoie pas uniquement à un mauvais moment mais aussi à l’heure de la mort.

Oui, mais…

Ce n’est pas vraiment cela. Gabriel Garcia Marquez ne s’embarrasse pas des codes du genre. Pas d’enquête, pas de traque du coupable. Comme d’habitude, nous retrouvons l’atmosphère si particulière de Gabriel Garcia Marquez, auteur que je ne présente plus puisque je vous en parle régulièrement. Comme dans « L’amour aux temps du Choléra »(ici), plus que l’intrigue, ce sont les relations entre les personnages d’un village colombien qui sont mises en avant: violents, impulsifs, passionnés, excentriques, un peu fous, fous d’amour, fous de sexe, fous d’argent. Tout ce petit monde vit et meurt dans un village qui marche au ralenti; parce qu’il y a une réelle lenteur dans les récits de Gabriel Garcia Marquez. Il laisse les choses se mettre en place et nous invite à les observer avec lui. Le lecteur ressent la lourdeur, la chaleur du petit village colombien dans l’écriture de Gabriel Garcia Marquez.

Finalement

Ce roman n’est pas aussi réussi ni aussi passionnant que  » L’amour aux temps du Choléra ». Un roman trop court pour aboutir réellement peut-être et par conséquent, des personnages que l’on ne connaît pas en profondeur mais du Gabriel Garcia Marquez à coup sûr. Ce livre est emblématique de son écriture, intéressant pour comprendre le style et l’Univers de l’auteur.

 

La Mala Hora, Gabriel Garcia Marquez, les cahiers rouges, Grasset

Gabriel Garcia MarquezGabriel Garcia Marquez

Gabriel Garcia Marquez

La mala hora, Gabriel Garcia Marquez, réedition Grasset.

 

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