« Miséricorde », Jussi Adler Olsen – La Vengeance Est un Plat Qui Se Mange… Froid!

« Miséricorde », de Jussi Adler Olsen, est un thriller qui se passe… à Copenhague, bien sûr! J’avais envie de me mettre dans l’ambiance avant mon week-end au Danemark et c’est assez réussi! Dès que je suis arrivée dans le quartier de Frederiksberg, les maisons de quartiers me paraissaient déjà familières. Que se passe-t-il vraiment derrière ces grandes baies vitrées éclairées, sans rideaux, qui paraissent pourtant ne laisser aucune place aux secrets?

L’Histoire

Merete Lyyngaard est une politicienne que tout le monde admire: belle, jeune et envoutante. Pourtant, Merete cache bien des secrets. L’un d’eux la mène à disparaitre. Faute de preuve, la police conclut à un suicide, jusqu’à l’intervention, cinq ans plus tard, de Carl Morck et Hafez el Assad, du nouveau Département V, chargés de rouvrir les vieux dossiers. N’est-il pas déjà trop tard?

Suspens

Nous comprenons assez facilement que la disparition de Merete est due à l’un de ses secrets mais lequel? Adversaire politique? Amoureux éconduit? Histoire d’amour inavouable? Vengeance?…

Personnages

Merete est un beau personnage féminin. Intelligente, elle gagne sa place dans le milieu politique et sait garder son sang froid dans les pires moments. Forte, elle ne se laisse jamais abattre quelque soit la situation. Combattive, au lieu de baisser les bras, elle puise dans ses malheurs passés, un amour de la vie et des munitions pour mieux affronter le présent. Sensible, elle se bat pour son frère handicapé.

Carl Morck, inspecteur sur la touche, est un peu plus nuancé. On le sent incroyablement généreux, tolérant et aimant avec son entourage et avec Assad, cet immigré Syrien mystérieusement doué qui lui sert de coéquipier. Pourtant, une ombre noircit le tableau-et la vie de Carl par la même occasion-, la mort d’un de ses coéquipier et l’état de santé de l’autre, définitivement tétraplégique. Carl n’a pas tiré sur l’agresseur pour les défendre. Manque d’audace, peut-être? Peur d’être responsable d’une bavure? Carl souffre du syndrome du survivant, il s’en veut d’être vivant. Comme Merete -et comme son ami, définitivement immobilisé sur un lit d’hôpital- il cherche à se libérer de sa propre prison.

Style

L’écriture est assez clinique. Claire. Précise. Sans émotions ni fioritures. Les premiers chapitres se concentrent sur Merete, avant qu’elle ne disparaisse. Nous faisons ensuite connaissance avec Carl, avant qu’il ne reprenne le dossier. S’entrecroisent alors les chapitres concernant Merete et ceux concernant sa recherche. Les sauts dans le temps ne nous permettent pas de savoir où en est la jeune femme. Autant vous dire qu’il est difficile de laisser le livre de côté pour le reprendre plus tard!

Cependant, j’ai trouvé le coupable assez rapidement, mais ce fut un plaisir de découvrir le pourquoi du comment (un peu comme avec la superbe série  » Big Little Lies ».)

Miséricorde, Jessi Adler Olsen, Editions Livres de Poche.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

commentaires