« Sweatshop »: trois blogueurs dans la peau des ouvrières textile au Cambodge

Alors que les soldes ont commencé depuis trois semaines, je n’ai encore rien acheté. Mes armoires sont pleines et je me demande quelle utilité j’aurais à acheter une énième robe ou un énième pull sous prétexte de les payer moins chers.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de la mode sous l’angle de l’éthique.

Au fond, tout le monde le sait mais préfère ne pas s’y attarder; les vêtements que l’on paie peu chers (mais cela concerne également les vêtements chers) sont produits dans des conditions peu respectueuses de l’être humain. Les reportages sur le sujet sont nombreux, on peut en trouver sur Youtube par centaine. On visionne, puis on oublie….

Trois jeunes blogueurs mode Frida, Ludvig et Anniken ont participé à une émission de télévision norvégienne qui leur a proposé de rejoindre quelques jours le quotidien d’une ouvrière d’usine textile. Au contact de la réalité, ils prennent réellement conscience de la dureté que ces ouvrières subissent au jour le jour. Une expérience qui a changé leur vie et leur façon de consommer.

Cette émission s’appelle « Sweatshop », c’est un terme qui désignait les ateliers de misère de l’industrie textile dans les années 1830/1840. Ce mot est donc directement lié à la révolution industrielle et à l’esclavagisme industriel. Il devrait avoir disparu depuis deux siècles mais non, comme les industries, il s’est simplement délocalisé.

Tout le monde se souvient de cette usine qui s’est effondrée au Bangladesh et des accords collectifs signés par les grandes marques européennes sur les conditions de travail de leurs employés mais malheureusement, ceci ne semble pas être suffisant.

#Sweatshop#: trois blogueurs dans la peau des ouvrières textile au Cambodge

:

Cette émission met en avant les conditions de vie des ouvrières: les salaires trop bas pour se nourrir, les douze heures de travail à la chaîne par jour, sept jours sur sept, les évanouissements et les pressions exercées par les supérieurs qui exigent toujours plus de rendement.

J’ai vu des reportages plus dur sur les conditions de travail dans les usines textiles mais l’intérêt de l’émission porte sur la rencontre de trois jeunes grands consommateurs et férus de mode avec ces personnes. Le dernier épisode est en ce sens le plus intéressant.

Cette émission norvégienne de cinq épisodes de 12minutes est disponible ici . (sous-titres anglais)

Et vous, lorsque vous achetez un vêtement, vous demandez-vous dans quelle condition il a été produit?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Rendez-vous sur Hellocoton !

14 commentaires sur “« Sweatshop »: trois blogueurs dans la peau des ouvrières textile au Cambodge

  1. Je suis contente d’avoir enfin prit le temps de regarder les 5 épisodes de Sweatshop…
    Non pas parce que je n’avais pas idée du problème mais parce que l’on a malgré tout malheureusement tendance à facilement l’oublier, surtout dans la société de consommation dans laquelle on évolue actuellement.
    Je ne vais peut-être pas cesser pour autant de faire des achats (même si je pourrais sans doute survivre toute ma vie avec le contenu actuel de mon dressing quand j’y pense…) mais il serait bon en effet de consommer davantage éthique, notamment pour nous blogueuses.
    Merci pour ce post qui me semble bien pertinent pour débuter l’année…

  2. J’ai tendance à acheter plus cher et en moins de quantité, est-ce pour autant de fabrication européenne j’avoue que je n’en sais rien : Quand j’ai le bonheur d’enfin trouver ce qui me plaît j’avoue ne pas regarder l’étiquette et surtout si je la vois ne pas reposer juste pour ça. Par contre si je vois fabrication française je note la boutique pour revenir en priorité ici si ça ma plaît.
    Après ce qui est sûr c’est que je n’achète pas dans les boutiques à tout pour pas cher ni les chaînes à prix bas – dejà pour la qualité moindre et ensuite parce que cette qualité me fait expressément penser à tout ce qu’il y a derrière, ce qui pour le coup me retient.
    Maintenant s’il y avait autant de choix en fabrication française, et que le prix valait la qualité, je pense que ce serait plus incitatif mais en l’état, je ne fais que de petits efforts qui ne changeront sûrement rien.

  3. J’ai pas mal entendu parler de ce reportage sur la Toile de ces dernier temps. Je me demande souvent d’où viens ce que j’achète et en général la réponse m’effraie. On ne peut pas penser qu’un top acheté à 5€ a été fabriqué dans de bonnes conditions. De ce fait, je n’ai jamais acheté chez Primark (mais aussi à cause de la qualité beaucoup trop cheap selon moi), mais je sais que l’on peut dire la même chose de Zara ou H&M. J’achète de moins en moins chez eux mais ça m’attriste de savoir que même quand je mets le prix pour certaines pièces en achetant plus cher…ce n’est quand même pas fabriqué en Europe. Pour moi c’est surtout là que le bas blesse car quand on paye un certain prix, on se dit naïvement que ceux qui ont fait ce produit seront mieux rémunérés. Il y a quelques alternatives bien sûr comme Maisons Standards, Ekyog ou de petits créateurs mais encore faut-il que la grammaire stylistique me parle et que le prix ne soit pas trop exorbitant…

  4. Peu importe finalement le prix qu’on y met, les marques ne paie pas plus leurs salariés . Le made in Europe est assez restreint. J’essaierai de me pencher sur le problème dans mes prochains articles mode!:)

  5. De plus en plus souvent, je fais attention à la provenance des vêtements. Malheureusement, comme tu le soulignes, les vêtements "plus chers" ou "de meilleure qualité" ne sont pas forcément produits dans de meilleures conditions…
    La solution serait-elle de fabriquer nos propres tenues ? C’est tentant, mais je suis une nullité en travaux manuels. On peut aussi s’offrir des tenues vintage, mais il faut avoir le temps et la patience de dénicher la bonne pièce.
    Enfin, mon dernier (gros) problème : j’ai un bébé, et quasiment toutes les marques fabriquent à l’autre bout du monde. Ca coûte déjà un bras de renouveler une garde-robe tous les trois mois (même si on reçoit plein de choses), alors à un tarif supérieur… Et même les marques qui communiquent sur "la qualité française" (je pense à une marque bien connue avec un bateau…) font fabriquer à l’autre bout du monde.

  6. Bonne question… Qui peut obliger toutes ces chaînes occidentales à respecter leurs employés? Il y a bien le droit du travail en France, il devrait être appliqué partout. C’est ça le problème.

  7. Oui, je pense que la modération est la clé ! Après, une autre alternative en ce moment pour moi c’est acheter… "made in UK". J’ai flashé sur quelques marques (assez chères, malheureusement) et me suis offert certaines de leurs pièces en soldes (et l’une d’entre elles fait aussi des robes pour fillettes). Mais bon, je pense qu’on ne peut pas révolutionner ses habitudes du jour au lendemain.
    Et l’autre question c’est : si on arrête d’acheter, les marques amélioreront-elles les conditions de travail ou se contenteront-elles de licencier tous ces gens ? Franchement, je n’ai pas la réponse…

  8. Oui, le choix n’est pas assez large est il y a trop d’opacité sur les marques françaises qui fabriquent en Asie. De plus, certaines peuvent se permettre le "fabriqué en France" parce que seul l’assemblage est fait ailleurs par exemple il me semble. On s’en rend compte à l’usage, lorsque la qualité ne suit pas. Cela m’est déjà arrivé plusieurs fois et je suis souvent bien plus satisfaite de la qualité zara par exemple. Peut-être est-ce que la solution se trouve dans la modération…

  9. Malheureusement, les vêtements onéreux ne sont pas fabriqués dans de meilleurs conditions, c’est ce qui est expliqué dans l’ émission. L’unique solution serait d’acheter du " fabriqué en France" et, disons le, les prix flambent et le choix est restreint.

commentaires