Quand te reverrai-je, mystérieuse Venise?

Dans Venise la rouge,

Pas un bateau qui bouge,

Pas un pêcheur dans l’eau,

Pas un falot.

 Alfred de Musset.

 

On associe souvent Venise à l’amour; elle est réputée pour être, avec Paris, la ville la plus romantique. C’est peut-être une des caractéristiques de la ville -Il est vrai en effet que, dans la ville, tout le monde avance au pas, par deux. En même temps, l’étroitesse des rues n’invite pas à former un trouple, même si certains s’y aventurent avec des poussettes!- mais ce n’est pas la seule particularité.

Pour moi, Venise avait, jusqu’à aujourd’hui, une caractéristique bien plus évidente. C’était son mystère: les ruelles mal ou pas éclairées la nuit, la brume, le silence, les baguenaudes labyrinthiques…

Pourtant, la première fois que je suis allée à Venise, il y a vingt ans, point de mystère: je n’avais jamais vu autant de touristes concentrés mais lorsque j’y suis retournée en hiver il y a onze ans, il n’y avait pas un chat, le carnaval venait de passer, emportant avec lui les badauds.

Cette année, à la même période, Venise est encore envahie par ses précieux et détestés touristes. On ne se perd plus à Venise. on avance groupés, guidés par les enseignes de luxe. Capes de pluie et parapluies jouent des coudes pour faire la plus belle photo Insta, celle qu’un touriste qui a l’oeil vient de faire. Dans les ruelles étroites, le brouhaha babelien de touristes et le bruit lourd des roues de valises sur les pavés, parviennent à nos oreilles. Le mystère s’évanouit.

 

 

N’allez pas vous imaginer que je rentre déçue de mon séjour à Venise, il n’en est rien. L’Italie a toujours un effet apaisant et revigorant sur moi. J’aime Venise. J’aime l’Italie. Et je ne désespère pas de me retrouver en tête à tête avec elle un jour (comme ce fut le cas, cet été, dans les Pouilles.) Je suis toujours aussi subjuguée par la beauté de Venise: ses minuscules ruelles, ses immeubles aux couleurs aléatoires patinées par les années, ses multiples canaux, ses palais majestueux et sa superbe basilique Saint-Marc, le régal de ses vins et de ses pâtisseries. La ville reste intacte et tellement belle qu’il est difficile de choisir une photo qui représenterait cela au mieux. Mon premier jour là-bas m’a donné des ailes. Les quartiers Dorduroso (étudiant) et Santa Croce sont les plus authentiques et les moins chers, San Polo est un bon compromis.

(Je partage quelques adresses à la fin de l’article.)

 

 

Manger sur le pouce – testés et approuvé:

Pizza al Volo (énormes parts de pizza à 2e, vous ne pourrez pas trouver moins cher et meilleur à Venise, simplement parce que nous nous trouvons dans le quartier étudiant.)

La Bottiglia  (bar à vin et bière artisanale où vous pouvez aussi manger des sandwichs faits sur commande avec des produits frais et une schiacciata très bonne.)

Se Loger

40.17 San Marco Très bonne maison d’hôte ( si on ne tient pas compte de l’amabilité de la propriétaire des lieux.)

Vol

Transavia (et je ne me lasse pas des vols vers l’Italie: voyez vous-même)

 

 

 

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3 commentaires sur “Quand te reverrai-je, mystérieuse Venise?

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte, un enchantement. blog très intéressant et bien construit. Vous pouvez visiter mon univers. Au plaisir

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